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« C’est sûr : nous nous aimons beaucoup… enfin, je l’aime beaucoup, parce que lui, il s’exprime peu sur le sujet… mais tout de même, il y a parfois quelques tiraillements entre nous ! Comme nous travaillons tout le temps ensemble, le plus dur est de ne pas se faire « voler la vedette » l’un par l’autre ! Il est tributaire de moi, car - n’ayons pas peur des mots - sans moi, il n’est rien ! Enfin, presque rien… juste un bel objet du genre « sois beau et tais-toi » ! Et çà, je sais qu’il ne le supporte pas! Mais je ne suis pas dupe : à partir du moment où je l’anime, il prend sa revanche ! C’est lui qui impose tout : son rythme, ses tonalités, son charisme. Pas moyen de ralentir, sinon il pleure lamentablement ! Pas moyen de monter ou baisser les chansons, même d’un demi-ton. A moi de m’adapter… il est intransigeant ! Je ne me fais pas d’illusions, je lui sers de faire-valoir ! Quand le public s’approche, il n’a d’yeux que pour lui – j’en ai vu « tomber en amour » devant lui – hommes, femmes, rien ne l’arrête ! Je les comprends, je suis passée par là, moi aussi ! Faut dire qu’il est beau et envoûtant, et qu’il exerce une telle fascination sur les grands comme sur les petits. Je les vois tous nous approcher, des étoiles dans les yeux et des sourires enfantins aux coins des lèvres ! Comme il n’est pas très causant, c’est à moi d’expliquer comment s’élèvent de lui ces belles résonances et ces superbes sonorités. Je suis son attachée de presse, en quelque sorte… Mais je ne lui en veux pas, c’est aussi grâce à lui que je suis invitée dans toutes sortes de lieux festifs et conviviaux, grâce à lui que je vois la nostalgie pointer le bout de son nez dans les anecdotes qu’on me raconte, grâce à lui que je partage des moments magiques avec certains (le petit monsieur à l’harmonica qui tenait tant à m’accompagner, le grand jeune homme aux « dreadlocks », subjugué, qui n’avait jamais vu un tel instrument, la vieille dame si jeune et si gaie qui esquissait des pas de valse sur le trottoir…). Au bout du compte en effet, le plaisir est toujours plus grand que les contraintes qu’il m’impose ! C’est pourquoi je peux dire que mon orgue de barbarie et moi, nous formons un couple… un vrai ! »
Béatchou |
Le CD de Béatchou:
17 euros (frais de port inclus) les titres : La javanaise (Serge Gainsbourg) Trois
petites notes de musique Ma
p’tite chanson Mon
amant de St Jean Complainte
de la butte La
vie en rose Fais-moi
mal Johnny Les
p’tits papiers Où
sont tous mes amants Le
p’tit bal perdu Coin
de rue Roses
de Picardie Non,
je ne regrette rien Amour
et printemps
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